Communiqués de presse de la Fondation canadienne du foie
Le manque d’organes et le piètre accès au traitement signifient que les taux de mortalité due à la maladie du foie ne feront qu’augmenter
16 février 2012 : Lorsque vous ne prêtez pas attention à une question de santé, elle tend alors à empirer. La maladie du foie se cache et prend des forces alors que les personnes et les gouvernements portent leur attention ailleurs. Cependant, des rapports de Statistiques Canada et plus récemment de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) donnent des aperçus de ce que l’avenir peut réserver aux patients atteints d’une maladie du foie si rien n’est fait très bientôt. Compte tenu des taux croissants du cancer du foie et de la pénurie d’organes, ce futur s’annonce sombre.
«Les formes les plus courantes de la maladie du foie – les hépatites B et C, le cancer et la stéatose hépatique – sont des états chroniques qui évoluent lentement et qui peuvent ne présenter que peu de symptômes,» déclare le Dr Morris Sherman, président de la Fondation canadienne du foie et hépatologue pratiquant. «Dans certains cas, ces maladies peuvent ne pas être décelées avant d’avoir atteint un stade avancé lorsque la greffe demeure la seule option. Plus dérangeant encore est le fait que lorsque les maladies comme les hépatites B et C sont diagnostiquées à un stade précoce, les patients ne peuvent pas avoir accès au traitement dont ils ont besoin pour éviter la nécessité d’une greffe.»
Selon le rapport de ICIS sur la greffe d’organes publié cette semaine, l’hépatite C demeure la première cause des greffes du foie au Canada, suivie de la maladie du foie cholestatique. Le cancer du foie occupe la place numéro 3 précédemment occupée par la cirrhose alcoolique – un indice que le manque de diagnostic et d’intervention permettent à la maladie du foie comme l’hépatite B d’évoluer vers le cancer du foie.
«Lorsque le pays fait face à une pénurie chronique d’organes, nous devons chercher des façons de diminuer le nombre de personnes qui en ont besoin,» ajoute le Dr Sherman. «Les foies sont deuxième quant à la fréquence de greffes et en 2010, 74 personnes sont décédées sur la liste d’attente. C’est presque le même nombre de personnes mortes en attente d’une greffe du rein malgré le fait qu’il y a six fois plus de gens qui attendent des reins. Contrairement aux patients atteints d’insuffisance rénale qui ont la dialyse comme option, les patients en insuffisance hépatique n’ont pas d’option.
La Fondation canadienne du foie croit que l’amélioration des taux de donneurs d’organes est seulement une partie de la solution pour les patients atteints d’une maladie du foie. «Nous avons les moyens de diminuer significativement la demande de greffes du foie,» dit le Dr Sherman. «Nous avons des traitements pour l’hépatite B qui peuvent efficacement contrôler et, dans certains cas, guérir l’hépatite B avant qu’elle n’évolue vers un cancer du foie mais dans plusieurs provinces, ces traitements ne sont pas accessibles aux patients. Pour ce qui est de l’hépatite C, plusieurs personnes ne sont toujours pas diagnostiquées. Pour celles qui le sont, des nouvelles options thérapeutiques sont disponibles mais encore là, on en revient à l’accessibilité. Si les gouvernements ne couvrent pas les coûts de ces médicaments, seuls les patients qui en ont les moyens financiers ou qui possèdent une couverture indépendante seront capables de se les payer.»
Le rapport ICIS est une preuve de plus que c’est maintenant le temps d’aborder la maladie du foie au Canada. «On estime à 600 000 les Canadiennes et Canadiens qui vivent avec une hépatite B ou Hépatite C chroniques. S’il n’y a pas assez de donneurs d’organes présentement, nous devrions tout faire pour que ces gens ne se retrouvent pas sur la liste d’attente à l’avenir. Nous espérons que ces statistiques motiveront les gouvernements à mettre en œuvre des politiques concernant le dépistage et le traitement qui bénéficieront non seulement aux patients mais aideront à diminuer la demande de greffes du foie.»
Cliquer ici pour plus de renseignements sur l’hépatite ou sur les positions de la Fondation canadienne du foie sur les problèmes associés au foie.
Un million de dollars nous rapprochent d’une guérison de la maladie du foie
La Fondation canadienne du foie annonce des nouveaux fonds pour la recherche en 2012
Le 6er février 2012 : Dans un laboratoire quelque part au Canada, la prochaine percée dans la lutte contre la maladie du foie est sur le point de se faire. La Fondation canadienne du foie (FCF) rapprochera cette percée un peu plus près en investissant un million de dollars en recherche sur le foie en 2012. Grâce à ces fonds, 17 chercheurs – spécialistes séniors et nouveaux chercheurs – poursuivront des études sur le cancer du foie, la maladie du foie chez les enfants, la tyrosinémie et d’autres formes de la maladie du foie.
«Au cours des 20 dernières années, nous avons fait des progrès énormes en déverrouillant les complexités du foie et les mécanismes de la maladie du foie,» déclare le Dr Eric Yoshida, président du comité médical consultatif de la Fondation canadienne du foie. «Avec l’hépatite C par exemple, nous sommes passés de l’identification du virus à la capacité de guérir un pourcentage élevé de patients. Avec des ressources suffisantes, nous pouvons aussi le faire pour d’autres maladies du foie.»
La stéatose hépatique associée à l’obésité est maintenant la forme la plus courante de la maladie du foie au Canada suivie de l’hépatite B, de l’hépatite C, des maladies auto-immunes et celles associées à l’alcool. On estime à trois millions les Canadiens vivant avec une forme de la maladie du foie sans que ceux-ci s’en rendent même compte puisque les symptômes sont souvent vagues ou même inexistants jusqu’à ce que la maladie atteigne un stade avancé.
La Fondation canadienne du foie est l’organisme qui finance le plus la recherche sur le foie au Canada et a investi plus de vingt millions de dollars en recherche depuis sa fondation. La Fondation offre des fonds dans trois catégories de bourses : bourses de fonctionnement pour les chercheurs séniors et nouveaux chercheurs, bourses d’études doctorales pour les chercheurs au niveau du doctorat ou de la maîtrise et des bourses d’études d’été pour les étudiants de premier cycle. Tout au long de son histoire, la FCF a financé 483 chercheurs à divers moments de leurs carrières.
«La recherche sur le foie est sous-financée de façon chronique car la maladie du foie n’est pas considérée comme une priorité par les gouvernements ou les personnes,» ajoute le Dr Yoshida. «Nous sommes reconnaissants envers ceux qui soutiennent la Fondation – dont plusieurs ont été personnellement touchés par la maladie du foie – qui donnent ce qu’ils peuvent pour que la recherche puisse aller de l’avant. Les réponses que nous trouvons aujourd’hui aideront à sauver des vies demain.»
Le concours pour obtenir une bourse de la FCF est maintenant ouvert, l’échéance pour présenter une demande étant le 2 avril 2012. Pour en apprendre davantage sur les programmes de recherche de la FCF,
cliquer ici
Un diagnostic précoce aurait peut-être pu sauver la vie de Joe Frazier
Grâce aux progrès médicaux, le cancer du foie n’a plus à être mortel
Le 10 novembre 2011 : Durant le dernier combat de sa vie, les chances de Joe Frazier de gagner étaient très minces. Ayant reçu un diagnostic de
cancer du foie en septembre, l’ex-champion poids lourd s’est éteint lundi à 67 ans. Les détails médicaux précis de sa lutte contre le cancer ne sont pas connus mais dans la plupart des cas de cancers du foie, la mort peut être évitée grâce à un diagnostic précoce et à une vaste gamme de traitements thérapeutiques possibles.
«Il y a dix ans, le cancer du foie était presque toujours mortel», déclare le Dr Morris Sherman, président de la Fondation canadienne du foie et spécialiste du foie à l’hôpital Toronto General. «Aujourd’hui, il est pratiquement curable s’il est décelé assez tôt. Des études ont démontré qu’un dépistage régulier peut diminuer la mortalité due au cancer du foie jusqu’à 37 pour cent. Malheureusement, lorsque le cancer du foie est aussi avancé que celui de Joe Frazier l’était probablement, les options thérapeutiques sont restreintes.»
Le cancer du foie peut être le résultat final de plusieurs formes de la maladie du foie. Lorsque le foie est attaqué par un virus, par le système immunitaire du corps ou par d’autres toxines, il développe une inflammation qui peut entraîner la cicatrisation (
cirrhose) et éventuellement un cancer du foie. La cause principale du cancer du foie à l’échelle mondiale est
l’hépatite B, suivie de
l’hépatite C et de
la stéatose hépatique. La famille de Joe Frazier n’a pas identifié ce qui a entraîné son cancer du foie.
«Les athlètes pratiquant des sports de contact sont à risque de contracter l’hépatite B ou C car ils peuvent être exposés à du sang infecté,» ajoute le Dr Sherman. «Lorsque Joe Frazier était dans l’arène, personne ne testait les boxeurs et encore moins tout autre athlète, pour ce genre de virus. Aujourd’hui, les combats peuvent être annulés si un des boxeurs présente un test positif pour l’hépatite B ou C.» On peut prévenir l’hépatite B grâce à un vaccin mais il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C. L’état d’hépatite virale de Joe Frazier n’est pas connu mais sa carrière de boxeur qui incluait des combats contre plusieurs opposants différents dans diverses parties du monde aurait certainement représenté un risque pour lui.
En 2006, Joe Frazier s’est rendu à Toronto pour célébrer le 40e anniversaire de son épreuve de force au Madison Square Garden contre le légendaire poids lourd canadien George Chuvalo. Les deux boxeurs se sont réunis à une activité de la Fondation canadienne du foie pour aider à sensibiliser à l’hépatite.
Pour quelqu’un atteint d’une hépatite B ou qui a déjà développé une cirrhose, le risque de développer un cancer du foie est de 3 à 8 pour cent par année. La Fondation canadienne du foie recommande que les patients atteints de cirrhose ou d’hépatite B subissent un dépistage par échographie à tous les six mois.
«Plusieurs décès dus au cancer du foie peuvent être évités» dit le Dr Sherman. «Nous avons les connaissances nécessaires pour traiter le cancer du foie comme plusieurs des autres maladies qui le causent. Malgré cela, le taux de cancer du foie au Canada continue à augmenter. Nous espérons que l’histoire de Joe Frazier aidera à attirer une plus grande attention sur la nécessité de dépister le cancer du foie pour qu’il puisse être identifié assez tôt pour être traité.»
Pour plus de renseignements sur le cancer du foie,
cliquer ici. Pour connaître la prise de position de la Fondation canadienne du foie sur le dépistage du cancer du foie, veuillez
cliquer ici.
Au sujet de la Fondation canadienne du foie
Fondée en 1969 par un groupe de médecins et de chefs d’entreprises préoccupés par l’incidence croissante de la maladie du foie, la Fondation canadienne du foie (FCF) a été le premier organisme au monde à se consacrer au soutien de la recherche et de l’éducation sur les causes, les diagnostics, la prévention et le traitement de toutes les maladies du foie. Par l’entremise de ses sections partout au pays, la FCF cherche à promouvoir la santé du foie, à améliorer la sensibilisation du public, à comprendre la maladie du foie, à recueillir des fonds pour la recherche et à fournir du soutien aux personnes atteintes par une maladie du foie.
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Les boomers croquent dans la vie à belles dents…mais prennent des risques
Un sondage de la Fondation canadienne du foie révèle que les baby-boomers mènent une vie sexuelle active, mais que bon nombre d’entre eux ne respectent pas les règles du jeu.
Le 5 octobre 2010 – Bien qu’ils aient enseigné les choses de la vie à leurs enfants, selon un sondage récemment commandé par la Fondation canadienne du foie, les baby-boomers (âgés de 46 à 64 ans) ne suivent pas tous les sages conseils qu’ils ont jadis prodigués à leurs enfants et prennent ainsi des risques lorsqu’ils ont des rapports sexuels avec de nouvelles conquêtes.
Même si près des trois quarts (70 %) des baby-boomers sondés ont conseillé à leurs enfants de se protéger durant leurs rapports sexuels, 16 % d’entre eux admettent ne pas toujours suivre leurs propres conseils. En tête de liste se trouvent les baby-boomers célibataires, alors que près du tiers (30 %) d’entre eux affirment avoir eu des rapports sexuels non protégés avec un nouveau ou une nouvelle partenaire après avoir atteint la quarantaine.
À ce moment-ci de leur vie, les baby-boomers vivent de nombreux bouleversements. Leurs enfants quittent le domicile familial, ils vivent des séparations et redeviennent célibataires pour la première fois depuis longtemps. Ils ne se laissent pas abattre pour autant. Plus de la moitié des baby-boomers sondés (57 %) se sentent plus libres que jamais, maintenant qu’ils ont atteint un certain âge. En fait, la très grande majorité d’entre eux (82 %) croient qu’il est important de mener une vie sexuelle active, quel que soit l’âge.
Les baby-boomers découvrent également le monde de la fréquentation, qu’il s’agisse d’entretenir une relation plus ou moins sérieuse (28 %), de se montrer disposé(e) aux liaisons sans lendemain (23 %) ou de fréquenter des sites de rencontres (41 %). Un peu plus d’un baby-boomer sur 10 (14 %) affirme avoir de plus en plus de plaisir à prendre des risques avec l’âge. En outre, depuis qu’ils ont atteint la quarantaine, ils sont nombreux à envisager de s’offrir ou se sont déjà offert un tatouage (20 %) ou un perçage corporel (8 %).
« Les baby-boomers arrivent à une étape de leur vie ou ils ont manifestement envie de profiter à nouveau de la vie, mais ils doivent le faire avec prudence et sagesse », affirme Jeane Day, directrice régionale de la Fondation canadienne du foie au Québec. « Certains d’entre eux ont quitté l’univers des fréquentations depuis quelques temps et doivent être conscients des risques en matière d’infections transmissibles sexuellement (ITS) et prendre les précautions nécessaires. »
Prendre les ITS au sérieux
Un baby-boomer sur cinq (20 %) affirme ne plus utiliser de préservatif aussi souvent qu’il en avait l’habitude maintenant que le risque de grossesse est moins préoccupant. Bien que le risque de grossesse diminue au fur et à mesure que les femmes vieillissent, les baby-boomers ne semblent pas se rendre compte que les ITS n’épargnent personne, quel que soit l’âge. Plus de la moitié des baby-boomers (56 %) affirment ne pas s’inquiéter de l’éventualité de contracter une ITS, quelle qu’elle soit. Cette proportion chute à 30 % chez les célibataires.
Certaines ITS, comme l’hépatite, alarment peu les baby-boomers qui s’inquiètent pourtant d’être infectés par des ITS. Lorsqu’on leur a demandé quelles ITS ils craignaient le plus de contracter, les baby-boomers célibataires ont attribué les trois premières places de leur palmarès à l’infection par le VIH/sida (56 %), à l’herpès (30 %) et à la syphilis (17 %). L’hépatite B arrive plus loin dans la liste, alors que seulement 14 % des répondants craignent de la contracter. Il s’agit pourtant d’une grave maladie du foie qui se transmet lors de contact direct avec des fluides corporels contaminés, comme le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et la salive. Cette maladie est beaucoup plus contagieuse que l’infection par le VIH et constitue la principale cause de cancer du foie dans le monde. Les symptômes de l’hépatite B sont notamment la jaunisse, la fatigue extrême, la nausée, les douleurs abdominales, le cancer du foie et d’autres problèmes de santé.
« Il serait souhaitable que les baby-boomers appliquent les mêmes règles que leurs adolescents puisqu’eux aussi peuvent être à risque », insiste Jeane Day. « D’autant plus qu’il existe des mesures de précaution très simples à prendre afin d’éviter de contracter une maladie comme l’hépatite B. »
La possibilité de se protéger
Quand il est question d’ITS, la façon la plus simple de se protéger demeure le préservatif. Que pouvez-vous faire d’autre ? Dans le cas de l’hépatite B, la vaccination reste la meilleure façon d’empêcher la contamination au cours des rapports sexuels ou par un autre mode d’exposition que l’on ne considère pas toujours comme étant risqué, comme se faire faire un tatouage ou un perçage corporel avec des instruments qui n’ont pas été parfaitement stérilisés. Seuls 39 % des baby-boomers sondés ont déclaré être vaccinés contre l’hépatite B.
« Les Canadiens devraient envisager de se faire vacciner contre l’hépatite B pour réduire leur risque de contracter cette grave maladie du foie », conseille Jeane Day. « Au Canada, aujourd’hui, en raison des programmes d’immunisation des enfants d’âge scolaire et préscolaire, les nouveaux cas d’hépatite B sont plus susceptibles de se déclarer chez des adultes et sont fréquemment la conséquence de rapports sexuels non protégés, ou encore de tatouages ou de perçages corporels effectués à l’aide d’instruments qui n’ont pas été parfaitement stérilisés. Malheureusement, dans de nombreux cas, la cause de l’infection demeure inconnue. Pour vous protéger contre ces risques, il est sage de vous faire vacciner. »
L’hépatite virale au Canada
Les hépatites A, B et C sont des maladies du foie dont les conséquences peuvent être graves. Les gens confondent souvent les facteurs de risque propres à chacun des trois types d’hépatites et ignorent que deux d’entre eux, l’hépatite A et l’hépatite B, peuvent être évités grâce à la vaccination.
On peut contracter le virus de l’hépatite A par la consommation d’aliments ou de boissons contaminés et il peut être transmis par des employés infectés du secteur de l’alimentation, notamment au restaurant ou à l’épicerie, ou encore dans la chaîne d’approvisionnement des produits alimentaires . L’infection par le virus de l’hépatite A peut durer de quelques semaines à plusieurs mois et ses symptômes sont habituellement la perte d’appétit, la nausée, la fatigue, la fièvre et la jaunisse. La maladie peut être très invalidante. Par exemple, des adultes en bonne santé qui la contractent peuvent devoir s’absenter du travail pendant plusieurs jours, voire des semaines. Certains cas graves d’hépatite A nécessitent une hospitalisation. Parmi les complications graves de cette infection, notons qu’elle peut entraîner le décès chez les personnes qui sont âgées ou chez celles dont le système immunitaire est affaibli.
Au Canada, entre 1990 et 2004, le nombre de cas d’hépatite A signalés a varié entre plus de 3 500 et moins de 400. Souvent asymptomatique, cette infection est sous-diagnostiquée et, conséquemment, les cas ne sont pas tous déclarés. C’est pourquoi on estime qu’au Canada, le nombre de cas réels d’hépatite A est 10 fois supérieur à celui des cas signalés . Seuls 38 % des baby-boomers sondés ont déclaré avoir été vaccinés contre l’hépatite A.
L’hépatite B est beaucoup plus contagieuse que l’infection par le VIH et les maladies du foie qu’elle entraîne causeraient 600 000 décès dans le monde chaque année, selon les estimations . Il existe deux formes d’hépatite B : aiguë et chronique.
L’infection chronique par le virus de l’hépatite B peut entraîner
la cirrhose (cicatrisation) du foie,
le cancer du foie ou l’insuffisance hépatique, des troubles qui peuvent tous se révéler mortels. Nombreuses sont les personnes qui contractent l’infection sans en ressentir les symptômes sur le coup. En conséquence, elles peuvent eux aussi la transmettre à d’autres sans le savoir par exemple à leurs amis ou aux membres de leur famille. Les symptômes de l’hépatite B comprennent la fatigue, la nausée, la perte d’appétit et la jaunisse. L’hépatite B est une maladie très répandue dans le monde et, dans certains pays, elle se transmet généralement de la mère à l’enfant au moment de la naissance. Environ 300 000 Canadiens sont aux prises avec une infection chronique par le virus de l’hépatite B et, en 2008, le taux national des cas signalés d’hépatite B aiguë était de 0,74 personne infectée par tranche de 100 000 personnes résidant au Canada . L’hépatite B est la principale cause de cancer primitif du foie dans le monde , étant responsable de 80 % des cas à l’échelle planétaire .
L’hépatite C est causée par un virus et se transmet lorsque survient un contact direct avec le sang d’une personne contaminée. Les personnes les plus susceptibles de contracter cette infection sont celles dont le tatouage ou le perçage corporel a été effectué avec des instruments non stérilisés, les consommateurs des drogues injectables (ou ceux qui en ont déjà consommées), ainsi que les personnes qui ont reçu une transfusion sanguine avant 1990. Aucun vaccin ne permet de prévenir l’infection par le virus de l’hépatite C. Selon les estimations, 250 000 Canadiens en sont atteints de façon chronique et de 3 200 à 5 000 nouvelles personnes sont infectées par ce virus chaque année .
Les Canadiens ne s’en rendent pas toujours compte, mais ils font tous les jours des choix qui peuvent avoir des répercussions positives ou négatives sur leur foie. S’informer au sujet des maladies hépatiques est la première chose à faire pour prendre soin de la santé de son foie. Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’un ou l’autre des types d’hépatites, sur les moyens de vous protéger, vous et votre famille, contre l’infection, ainsi que sur la manière de venir en aide aux personnes infectées par l’hépatite, visitez le site Internet de la Fondation canadienne du foie, au www.foie.ca.
La Fondation canadienne du foie
La Fondation canadienne du foie est une association caritative nationale qui s’engage à promouvoir la bonne santé du foie ainsi qu’à réduire l’incidence et les conséquences de toutes les formes de maladies du foie en appuyant l’éducation et la recherche sur les causes, le diagnostic, la prévention et le traitement de ces maladies. Par l’entremise de sa campagne FOIE de VIVRE, la Fondation souhaite que la santé du foie devienne une priorité pour tous les Canadiens et Canadiennes, et ce, non seulement pour la population en général, mais aussi pour les professionnels de la santé, les gouvernements et l’industrie pharmaceutique. Au cours des 40 dernières années, la Fondation a investi 20 millions de dollars dans la recherche et l’éducation sur les maladies du foie au Canada.
Méthodologie du sondage
Léger Marketing a sondé 877 baby-boomers canadiens âgés de 46 à 64 ans. Le sondage a été mené en ligne entre le 19 et le 23 juillet 2010. Cette méthode a généré un échantillon probabiliste qui présenterait une marge d’erreur maximale de +/- 3,3 %, 19 fois sur 20. La réalisation de ce sondage a été financée par l’entremise d’une subvention à visée éducative sans restriction de GlaxoSmithKline.
Références:
Fiore AE. Hepatitis A transmitted by food. Clin Infect Dis 2004; 38:705-715.
Agence de la santé publique du Canada. Maladies évitables par la vaccination.
http://www.phac-aspc.gc.ca/im/vpd-mev/hepatitis-a-fra.php. Consulté le 16 avril 2008.
Centers for Disease Control and Prevention. Prevention and Control of Infections with Hepatitis Viruses in Correctional Settings. Morbidity and Mortality Weekly Report 2003; 52(RR-1):1-36.
Organisation mondiale de la santé. Aide-mémoire sur l’hépatite B. Site Web : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs204/fr/index.html.
Centers for Disease Control and Prevention. Hepatitis B. Dans : Epidemiology and Prevention of Vaccine-Preventable Diseases. 8e éd. Atlanta, GA, 2004.
Agence de la santé publique du Canada. Hépatite B : informez-vous. Section des pathogènes transmissibles par le sang. Site Web :
http://www.phac-aspc.gc.ca/hcai-iamss/bbp-pts/hepatitis/hep_b-fra.php.
Centers for Disease Control and Prevention. Hepatitis B. Dans : Epidemiology and Prevention of Vaccine-Preventable Diseases. 8e éd. Atlanta, GA, Centers for Disease Control and Prevention. 2005:191-212.
Centers for Disease Control and Prevention. Hepatitis B. Dans : Epidemiology and Prevention of Vaccine-Preventable Diseases. 8e éd. Atlanta, GA, Centers for Disease Control and Prevention. 2005:191-212.
Agence de la santé publique du Canada. Hépatite C : informez-vous. Vous pouvez l’avoir sans le savoir.
http://www.phac-aspc.gc.ca/hepc/pubs/getfacts-informezvous/index-fra.php.
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Melanie Kearns
416-491-3353
mkearns@liver.ca