Un phénomène de santé du foie

Un phénomène de santé du foie

Pendant des années, Bertille Demers a fait sensation dans la communauté de la santé du foie à Moncton, au Nouveau Brunswick. Ce titre ne lui pas été conféré parce qu’elle était toujours au bout du fil quand une voix pleine d’appréhension lui posait des questions sur la maladie du foie.

C’était plutôt le fait qu’en 1987, âgée de presque 60 ans, Bertille a fait l’objet d’une transplantation hépatique (sa seule et unique greffe), une opération peu courante à cette époque, qui aboutirait en un parcours de vie improbable.

La famille Demers chez elle, sur Vista Drive, à Moncton, au Nouveau-Brunswick, aux alentours de 1965.

Bertille a commencé à se sentir mal environ deux ans avant l’intervention. Elle ne pouvait identifier exactement ce qui la gênait, mais elle s’est vite lassée de cette sensation de fatigue constante et des nausées persistantes. Elle décida alors de consulter son médecin.

Un diagnostic effrayant s’ensuivi peu après, les médecins lui annonçant qu’elle avait une iléocolite (une inflammation de l’intestin grêle) et une occlusion du canal biliaire. En raison de cette accumulation de bile dans le foie, Bertille a été transférée au London Health Science Centre à London en Ontario, où elle a passé les trois prochains mois dans un couvent près de l’hôpital, en attente d’une transplantation hépatique.

« À l’époque j’étais consciente que ma mère ne se sentait pas toujours bien, mais je n’en savais pas beaucoup plus, » dit Julie, la cadette de cinq enfants, qui a parlé avec la FCF à la fin de 2018. « Maintenant que j’y repense, je réalise qu’elle faisait partie de la liste d’attente des transplantations tout ce temps-là. »

Après des mois entiers en attente que le téléavertisseur sonne, Bertille a enfin appris qu’un donneur compatible était disponible. Elle a été opérée et à la surprise générale, s’est complètement rétablie sans complications.

En 2001, Bertille faisait partie de la campagne «Scoping for Health» de l’Hôpital de Moncton, qui a permis de recueillir des fonds pour la première échographie endoscopique en Atlantique.

La nouvelle vie de Bertille a commencé par une retraite anticipée. Elle s’est achetée un appartement, a renouvelé sa passion pour la photographie, a consacré plus de temps à ses amis et a profité au maximum de sa santé retrouvée.

Ses gestes philanthropiques ont pris leur essor après l’intervention qui lui sauva la vie.

« Elle rentrait à la maison avec des vêtements et autres articles qu’elle achetait à l’Armée du Salut ou dans les ventes de garage et me demandait si cela pourrait faire le bonheur de quelqu’un », se rappelle Julie. « C’était une personne au cœur d’or. »

Finalement, cette compassion a incité Bertille à rejoindre la FCF en tant que chef des bénévoles de la section de Moncton où elle a contribué aux initiatives d’éducation sur la santé du foie et de soutien aux patients.

« Ma mère a aidé de nombreux patients atteints d’une maladie du foie dans cette région; elle a répondu à leurs questions, à leurs inquiétudes, et à leur sentiment d’impuissance face à la maladie, » ajoute Julie. « Elle leur a donné force et encouragement rien qu’en servant d’exemple vivant que les transplantations sont sources d’espoir. »

Bertille et ses enfants sourient devant la caméra au bord d'un lac au Nouveau-Brunswick.
Bertille et ses enfants à Shediac, au Nouveau-Brunswick, où ils ont passé de nombreux étés ensemble en famille.

Malheureusement, Bertille a lutté contre la démence au cours des dernières années. Elle est décédée en décembre de 2018, peu de temps après son décès.th anniversaire. Avec cinq enfants, huit petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants, Bertille était un phénomène de santé du foie.

À travers sa bataille contre la démence, il y a une chose à laquelle elle s’accrochait et qui lui tenait à cœur.

« Elle se souvenait encore de la transplantation qu’elle a subi, » dit Julie. « Le passé est en grande partie intact dans ses souvenirs et elle pouvait décrire de façon frappante les détails de l’intervention. »

Bertille avec ses petits-enfants Ben et Sidney pendant l'été de 2018.

La relation entre la CLF et Bertille résistera à l'épreuve du temps. Au fil des ans, nous avons tous deux constaté des progrès importants en matière de santé du foie et nous pensons que Bertille a joué un rôle important dans l'avancement de nos travaux visant à financer la recherche sur le foie et à réconforter les personnes atteintes d'une maladie du foie. Bien sûr, Julie pensait que sa mère dirait la même chose.

« La FCF était une ressource excellente pour maman, » explique Julie. « Nous sommes tous très reconnaissants des leçons transmises par notre mère, de toujours redonner à la FCF; mais nous voulons également exprimer notre gratitude à la FCF pour avoir donné un sens à sa vie. »

Si vous désirez suivre la voie tracée par Bertille et faire du bénévolat pour la FCF, veuillez visiter notre page destinée aux bénévoles. Bien entendu, vous trouverez également sur notre site de plus amples renseignements sur l’étendue des transplantations hépatiques à l’heure actuelle et ce à quoi on peut s’attendre.

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